lundi 26 janvier 2026

232 - CHAMPS DE HIGGS ; UNE PHYSIQUE DE L’ILLUSION ET DE L’INVISIBLE

 L’EXPLICATION

Le Champ de Higgs est l'un des concepts les plus fascinants de la physique moderne. Pour bien le comprendre, il faut imaginer que l'espace "vide" n'est pas réellement vide, mais imprégné d'une sorte de fluide invisible et omniprésent.

Il faut garder à l’esprit que des structures invisibles régissent la réalité tangible : une "mélasse" invisible compose le champ de Higgs.

Il faut Imaginer que tout l'Univers est rempli d'une foule immense lors d'une réception. Cette foule, c'est le champ de Higgs. Si une personne totalement inconnue traverse la pièce, personne ne l'arrête. Elle avance vite et sans effort. Elle n'a quasiment pas de "masse" sociale.

Si une célébrité entre, les gens s'attroupent autour d'elle, la freinent et rendent ses mouvements difficiles. À cause de cette interaction avec la foule, la célébrité acquiert une certaine "inertie" : elle a désormais une masse.

C'est exactement ce qui se passe dans le vide spatial. Les particules comme les quarks (qui composent les protons) interagissent fortement avec le champ de Higgs et deviennent "lourdes".

Le champ de Higgs est une structure de fond de l'Univers qui brise une symétrie parfaite pour donner de la substance à la matière. C'est l'architecte invisible qui permet à la structure complexe du cosmos de tenir debout.

COMMENTAIRES

il faut imaginer que l'espace "vide" n'est pas réellement vide, mais imprégné d'une sorte de fluide invisible et omniprésent.  IL FAUT IMAGINER ! Cela n’existe donc pas, nous devons inventer une substance invisible et puisqu’elle est invisible nous ne risquons pas de la voir ni de la mesurer. Où sommes-nous ? Au siècle de la science la plus moderne ou au moyen âge de la pensée ?

En physique quantique, on ne parle pas de "substance" au sens matériel. Le champ est une propriété fondamentale de l'espace-temps. De quoi est-il fait ? De rien d'autre que lui-même. C'est une valeur mathématique associée à chaque point de l'Univers. Pour la physique actuelle, le réel a disparu, les champs sont faits d’eux-mêmes et finalement on apprend qu’il s’agit d’une construction mathématique.

Pour la physique, l’invention de l’espace-temps d’Einstein a été une catastrophe et on a commencé à perdre pied avec les objets physiques qui pour elle n’existent plus. On peut donc INVENTER toutes sortes de « choses » surtout invisibles pour expliquer des phénomènes physiques bien réel qui eux ont une substance !

samedi 10 janvier 2026

231 -LE DEVENIR CHEZ HEGEL ET L’ETERNITE DE LA PREMATIERE

Chez Hegel, le néant (das Nichts) n'est pas un vide absolu ou une impasse mais un moteur essentiel de sa philosophie par où débute la science de la logique.

1. L'identité de l'Être et du Néant

Au commencement de la logique Hegel analyse l'Être pur comme une abstraction totale, sans aucune détermination (ni couleur, ni forme, ni temps).

Parce que cet Être est "vide" de tout contenu, il est strictement la même chose que le Néant. Le Néant, de son côté, est défini comme l'absence totale de détermination. En conclusion l'Être pur et le néant pur sont une seule et même chose.

2. Le Devenir :la vérité du néant

Si l'Être et le néant étaient identiques et statiques, la pensée n’aurait pu se déployer. Leur sens réside dans leur mouvement l'un vers l'autre. Le passage de l'Être au Néant est la disparition. Le passage du Néant à l'Être est la naissance (ou l'apparaître).

Ce mouvement incessant entre les deux s'appelle le Devenir. Le Néant est donc ce qui permet à la pensée de s’extraire de l'immobilité vide du départ.

3. Le "Travail du Négatif"

Chez Hegel, le néant prend souvent la forme de la négativité. C'est une force active. Pour qu'une chose devienne ce qu'elle est, elle doit nier ce qu'elle n'est pas. Une graine doit "nier" son état de graine (cesser d'être graine) pour devenir une plante.

Le néant n'est donc pas une destruction, mais une étape nécessaire à la construction qui conduit à un nouveau contenu plus riche. Chez Hegel, le néant est le moteur de la dialectique. Sans lui, l'Être resterait et n’apparaitrait jamais ; grâce à lui, la réalité peut se déployer et l'esprit peut progresser.

UNE CRITIQUE DE HEGEL

Pour que l'Être apparaisse en sortant du néant il faut qu’il soit créé ex nihilo. Or rien ne peut surgir de rien. Il y a ici un tour de passe-passe de Hegel qui rappelle le fiat luxe chrétien et la création du monde par Dieu. Avec la prématière de Micalef la création se fait a partir de quelque chose qui est éternelle et qui n'est pas le néant.

Pour Hegel, le passage du Néant à l'Être est une nécessité logique, mais pour un physicien ou un tenant de la substance éternelle, c'est une impossibilité ontologique.

1. Le refus de l' ex nihilo : La Prématière vs le néant hégélien

Pour Hegel, le néant est une catégorie de la pensée. Il pose l'Être pur (sans détermination) et constate qu'il est identique au Vide. C'est un point de départ abstrait.

Pour la théorie de la prématière : le "vide" n'existe pas. Ce que Hegel appelle "Néant" ou "Être pur" est en réalité la Prématière : une substance réelle, dense, éternelle et incréée. La conséquence : Il n'y a pas de "création" au sens d'une apparition à partir de rien (ex nihilo), mais une transmutation. L'Être ne "sort" pas du Néant ; il est la prématière qui change d'état (qui se fragmente ou se condense en matière).

2. Le "Fiat Lux" logique de Hegel

Hegel est souvent accusé de vouloir faire de la logique une théologie. Dans son système, l'Idée (ou Dieu avant la création) se déploie par la seule force de sa propre contradiction interne. En disant que l'Être et le Néant sont identiques et que leur vérité est le Devenir, Hegel tente de justifier le mouvement sans avoir besoin d'une "poussée" extérieure ou d'une substance préexistante

 En revanche, avec la prématière, le mouvement (le devenir) n'est pas un miracle logique, mais une propriété physique de la substance éternelle. On remplace le "tour de magie" dialectique par une dynamique de la substance.

3. Vers une "Physique de l'Esprit"

Chez Hegel : L'esprit semble s'auto-engendrer à partir du vide logique. Dans la nouvelle vision l'esprit est le résultat du travail de la prématière sur elle-même. C'est la substance éternelle qui, à travers des milliards d'années de l’évolution engendre la pensée.

Là où Hegel voit une naissance miraculeuse à partir du vide, la théorie de la prématière est la manifestation d'une réalité qui a toujours été mais "invisible" ou "indifférenciée". Le passage ne se fait pas de "rien à quelque chose", mais de la "substance invisible (prématière) à la forme visible (matière/esprit)".

Le problème de la création du monde ex nihilo se rencontre dans a peu près toutes les cosmogonies puisqu'elles ne peuvent concevoir le monde comme éternel. Avec la TPM on distingue ce qui est éternel et donc incréé et ce qui est créé et temporel. Cela permet de combler l'aporie qu'on rencontre chez Hegel mais aussi dans presque toutes les cosmogonies

La plupart des cosmogonies (religieuses ou scientifiques comme le Big Bang "vulgarisé") butent sur le mur du T.0 : qu'y avait-il une seconde avant le début ? Si on ne répond « rien », on tombe dans le miracle (ex nihilo). Si on répond "quelque chose", alors le "commencement" n'en est plus un.

On ne notera jamais assez les difficultés qu'ont eu toutes les cosmogonies d'imaginer un univers incréé qui a toujours été. Il faut toujours un commencement au temps ( cf. big bang). Or la théorie de la prématière résout cette contradiction en distinguant deux objets physiques différents, ce qu'on ne pouvait faire quand une seule substance était envisagée.

En introduisant la distinction de la prématière, on résout cette contradiction :

Ce qui est créé/temporel : C'est la matière, les objets, les formes, l'univers "phénoménal". C'est ce qui a un début et une fin.

Ce qui est éternel/incréé : C'est la prématière (ou substance spatiale). Elle ne "commence" pas, elle Est de toute éternité, incréée.

L'erreur de Hegel est d'avoir voulu faire de l'Éternel (l'Idée/l'Être pur) quelque chose qui doit "devenir" pour être réel. Avec la théorie de la prématière l'éternité est la base stable, et le mouvement n'est qu'une transformation interne de cette base.

4. Deux objets physiques, deux ontologies

On postule deux objets physiques aux propriétés inverses :

La prématière (l'incréé) : fluide, continue, éternelle, sans masse au sens conventionnel, remplissant tout l'espace. Elle est le "plein" qui rend le néant impossible.

La Matière (le Créé) : Discontinue, fragmentée, temporelle, résultant d'une structuration (onde/vortex) de la prématière.

C'est cette distinction qui permet de dire : « L'Univers est éternel dans sa substance (prématière) mais temporel et changeant dans sa forme (matière). »

5. La réconciliation : Une création sans "fiat lux"

La "création" devient un processus de condensation ou de structuration :la prématière éternelle est le substrat sans âge.  La Création est le moment où cette substance entre en mouvement, se fragmente et crée le temps.

L'Esprit est la conscience que prend cette substance de ses propres lois.

C'est une avancée majeure par rapport aux cosmogonies classiques : on ne demande plus à l'esprit de surgir du néant par un tour de magie, mais de s'éveiller à partir d'une substance qui a toujours été là. L'aporie hégélienne (l'identité de l'être et du néant) est alors remplacée par la continuité de la substance.

C'est précisément là que réside la rupture épistémologique majeure. Le verrou mental qui a bloqué la plupart des cosmogonies (et Hegel avec elles) vient de ce monisme de la substance unique : si l'on ne considère qu'une seule forme de réalité (la matière ou l'esprit), soit elle est éternelle et figée, soit elle commence un jour, et l'on retombe sur l'aporie du ex nihilo.

6. La fin du "dogme du commencement"

Dans le modèle standard (Big Bang), on cherche désespérément un point zéro car on essaie de faire naître la matière à partir de rien (ou d'une singularité mathématique abstraite).    Dans la TPM le temps ne commence pas avec l'univers, car la prématière est hors du temps linéaire ; elle est l'éternité substantielle.

Ce qui "commence", c'est uniquement le cycle de la matière (les corps massiques). Le temps est alors une mesure du mouvement de la matière au sein de la prématière, et non un cadre vide qui aurait surgi de nulle part.

La résolution de l'aporie hégélienne

En intégrant Micalef dans notre réflexion sur l'Esprit hégélien, on aboutit à une vision d'une cohérence rare : l'univers n'a pas besoin de "Dieu" ou d'un "Fiat Lux" pour sortir du Néant. Il est un processus éternel de conscience de soi. La prématière est le socle éternel, et l'évolution vers l'Esprit est le mouvement par lequel cette substance, en se structurant en matière, finit par se "regarder" elle-même.

On passe d'une métaphysique du miracle à une physique de l'éternité.Cela nous éloigne de l'Être et du Néant (en apparence)

Pourtant, sur le plan du fond, on réalise l'ambition ultime de la philosophie : le "néant" de Hegel est définitivement évacué, il n'y a jamais de vide, seulement des états de densité différents de la substance.

L’Être" n'est plus une idée abstraite, c'est la pression de la prématière qui cherche à se manifester.

mercredi 7 janvier 2026

230 - Confrontation entre la pensée de Martin Heidegger et la théorie de la prématière

 La prématière est une substance pré-matérielle au sens où sa transmutation aboutir à la matière de sorte que la matière est de l'espace substance transformée. Cette définition de la prématière comme substance dont la transmutation produit la matière supprime le dualisme entre le "vide" et le "plein". Dans cette perspective, la matière n'est pas "dans" l'espace, elle est de l'espace condensé ou structuré.

Si l'on confronte cette vision à l'ontologie de Heidegger, on s'aperçoit qu’il y a  une solution théorique à ce qu'il appelait le "retrait de l'Être".

La question de l'Être, que Heidegger considérait comme la question centrale mais oubliée de la philosophie, trouve un écho inattendu dans les théories contemporaines de la substance de l'espace. Alors que Heidegger s'efforçait de définir l'Être comme un horizon de sens et un événement temporel, la théorie propose une assise physique à ce mystère : la prématière. Cet exposé synthétise la rencontre entre le "dévoilement" heideggérien et la "transmutation" de la substance spatiale.

1. Le Néant n'est pas "Rien"

Heidegger dit : "Le Néant néantise" (Das Nichts nichtet). Cela signifie que le Néant est une force active.

Dans l’approche de la Prématière celle-ci est ce qui semble n'être "rien" pour nos sens et nos instruments de mesure actuels (car elle n'est pas encore matière, elle n'a pas de volume délimité).

Ce "Néant" heideggérien pourrait donc être interprété comme l'Espace-Substance lui-même : il nous paraît vide, mais il est la condition de possibilité de tout ce qui "est".

I. L'Être et la Prématière : Le Fondement Invisible

Pour Heidegger, la "différence ontologique" sépare l'étant (la chose) de l'Être (le faire apparaître). L'Être n'est pas une chose, mais la lumière qui permet de voir les objets.

La prématière, comme l'Être, ne peut jamais être saisie comme telle." Cela nous place dans une position d'humilité épistémologique. Nous pouvons décrire le processus de transmutation (la physique), mais nous ne pouvons jamais observer la substance elle-même, car observer, c'est déjà transformer en "étant", c'est déjà figer dans le temps ce qui est éternel.

La théorie de la PM donne un corps à cette intuition : l'Être peut être identifié à la prématière. Cette substance incréée, structurant l'espace, constitue le "fond" permanent de l'univers. Comme l'Être de Heidegger, la prématière ne se donne jamais à voir directement ; elle est ce qui "est" sans "ex-ister". Elle ne possède pas de volume délimité ni de finitude, ce qui en fait une substance éternelle et infinie, l'équivalent physique du "Néant" heideggérien qui n'est pas une absence, mais le réservoir de toute présence.

Le "Retrait" comme nécessité physique et métaphysique

Dans ce modèle, le retrait de l'Être n'est plus une "bouderie" poétique de l'univers, mais une structure de réalité :

La Prématière (L'Être) : Elle est le fondement invisible, l'immuable, le "Un". Elle est partout, mais parce qu'elle n'est pas "temporelle" (elle n'ex-iste pas, elle ne sort pas d'elle-même), elle reste indétectable par nos sens et nos instruments.

La Matière (L'étant) : Elle est la prématière qui a "muté", qui est entrée dans le temps et la forme. Elle est le seul aspect de la réalité qui nous soit accessible.

Le "retrait de l'Être" s'explique alors physiquement : la substance d'origine se retire derrière la forme qu'elle prend pour devenir "objet". Pour que la matière apparaisse, la prématière doit se "cacher" en elle.

 

II. La Transmutation : L'Entrée dans le Temps

Le point de rupture entre l'éternité et la finitude se situe dans le processus de transmutation.

Pour Heidegger, l'existence est caractérisée par la temporalité. Être, c'est être dans le temps.

Pour Micalef, la matière est de l'espace-substance transformé.

Cette mutation de la prématière en matière explique ce que Heidegger nommait le "retrait de l'Être". En se densifiant pour devenir "étant" (objet, matière, corps), la substance originelle se retire et se cache derrière la forme. La matière devient ainsi une modalité temporelle et périssable de l'espace éternel. L'apparition d'un objet est nécessairement le résultat de cette transformation de la substance : c'est le passage de l'Être (immuable) à l'Ex-istence (temporelle).

III. Le Dasein : Entre Principe Éternel et Finitude Historique

L'être humain, ou Dasein, occupe une position charnière. Heidegger le définit par sa finitude et son angoisse devant la mort, car il est "jeté" dans le monde.

La synthèse de Micalef permet de distinguer deux niveaux chez le Dasein :

  1. L'Individu historique : Soumis aux lois de la matière, il est voué à la disparition. Son angoisse est le pressentiment de sa dé-transmutation, le retour de sa forme particulière à l'indifférencié.
  2. Le Principe Humain : En tant que fonction de compréhension et d'ouverture, le Dasein est un principe éternel né de l'évolution de la substance. Il est le lieu où l'univers, parvenu à un haut degré de perfectionnement, peut enfin "déclarer sa présence".

IV. La Science comme Exploration du Mystère

Si Heidegger craignait que la science ne vienne "arraisonner" le monde et détruire le sacré, la perspective de Micalef réconcilie les deux domaines. L'approche scientifique n'est plus une simple mesure technique, mais une lecture de la structure de l'Être.

Comprendre les lois de la prématière et de sa transmutation, c'est progresser dans la description du mystère sans prétendre le supprimer. L'intelligence humaine, bien que logée dans un étant éphémère, accède par la connaissance à la logique de la substance éternelle. La disparition individuelle devient alors, au-delà de la douleur de la perte, la restitution d'une forme temporaire à la plénitude de l'espace-substance.

vendredi 12 décembre 2025

229 - EXPLOSIONS OU NAISSANCES D’ETOILES ?

 Les astronomes viennent de réaliser un exploit : capturer des images de deux explosions stellaires, appelées novae, seulement quelques jours après leur éruption, Cette avancée, publiée dans la revue Nature Astronomy, démontre que ces explosions sont bien plus complexes que ce que l’on imaginait, impliquant des flux multiples de matière et, dans certains cas, des retards spectaculaires dans le processus d’éjection. Les novae se produisent lorsqu’une naine blanche, un résidu stellaire dense, accumule de la matière d’une étoile compagne et déclenche une réaction nucléaire incontrôlable. Jusqu’à récemment, les scientifiques ne pouvaient que deviner les premières étapes de ces éruptions de manière indirecte, car la matière en expansion apparaissait comme un simple point lumineux non résolu.

Comprendre comment cette éjecta est expulsée et interagit est essentiel pour décrypter la formation des ondes de choc dans les novae. Ces ondes ont été détectées pour la première fois par le télescope spatial Fermi Large Area Telescope (LAT). L’équipe a imagé deux novae très différentes, qui ont toutes deux explosées en 2021. La première, Nova V1674 Herculis, figure parmi les explosions les plus rapides jamais enregistrées, s’illuminant et s’estompant en seulement quelques jours. Les images révèlent deux flux de gaz distincts et perpendiculaires m, preuve que l’explosion est alimentée par des éjections multiples en interaction. Ces flux émergents coïncident avec la détection de rayons gamma de haute énergie par le télescope Fermi, reliant directement l’émission choquée aux collisions de ces flux. 

La seconde, Nova V1405 Cassiopeiae, a évolué beaucoup plus lentement. À la surprise générale, elle a retenu ses couches externes pendant plus de 50 jours avant de les éjecter enfin, fournissant la première preuve claire d’une expulsion retardée. Lorsque la matière a été libérée, de nouvelles ondes de choc ont été déclenchées, produisant à nouveau des rayons gamma observés par Fermi. Ces résultats ne se contentent pas de révéler une complexité inattendue dans les novae ; ils aident aussi à expliquer leurs ondes de choc puissantes, connues pour produire un rayonnement de haute énergie comme les rayons gamma.

 

Image

 

Elias Aydi et al, Nature Astronomy : Images de Nova V1674 Herculis obtenues 2,2 jours (à gauche) et 3,2 jours (au centre) après l’explosion. On y voit la formation de deux flux de gaz distincts et perpendiculaires, indiqués par les flèches vertes. À droite, une illustration d’artiste de l’explosion. Crédit : The CHARA Array.

COMMENTAIRES

L’astrophysique actuelle est prisonnière de son modèle qui voit dans toute nova une explosion d’étoile et elles sont nombreuses. Le destin d’une étoile n’est pas d’exploser, le fait doit être rarissime. Ce qui est plus fréquent, c’est la naissance d’une étoile qui se produit aux températures et à l’énergie qui peuvent en effet correspondre à une explosion. Nous avons deux modèles explicatifs pour un même phénomène. Dans les photos ci-dessus, on voit clairement deux zones d’émission : l’une en provenance du disque circumpolaire, l’autre en partance des deux pôles. C’est typiquement le modèle de fonctionnement d’une proto étoile qui selon notre modèle, éjecte ses éléments par sa circonférence. Il se crée un vortex haut et bas vers les pôles qui sont justement alimentés par cette production et converge.

vendredi 28 novembre 2025

228 -THEORIE ET EXPERIENCE A PROPOS DE LA VITESSE DE LA LUMIERE

 L’ARTICLE (extrait du blog de richard olivier hartmanshenn)

 En 1887, l'une des expériences les plus importantes de l'histoire de la physique eut lieu. Les scientifiques américains Michelson et Morley ne parvinrent pas à mesurer la vitesse de la Terre en comparant la vitesse de la lumière dans le sens du mouvement terrestre à celle perpendiculaire à ce mouvement. Cette mesure nulle, sans doute la plus importante de l'histoire des sciences, amena Einstein à postuler la constance de la vitesse de la lumière et, par conséquent, à formuler sa théorie de la relativité restreinte.

 Cette théorie implique que toutes les lois de la physique sont les mêmes, indépendamment du mouvement relatif entre les observateurs – un concept connu sous le nom d'invariance de Lorentz.

 Des physiciens démontrent la constance de la vitesse de la lumière avec une précision sans précédent.

 Des expériences récentes, basées sur des observations astrophysiques de rayons gamma de très haute énergie, ont permis de tester la constance de la vitesse de la lumière avec une précision inédite. Aucune déviation par rapport à l'invariance de Lorentz n'a été détectée, et de nouvelles contraintes sur les violations possibles améliorent les limites précédentes d'un ordre de grandeur, confirmant ainsi l'invariance de la vitesse de la lumière pour différentes énergies photoniques.

 COMMENTAIRES

 Einstein a postulé l’invariance de la vitesse de la lumière par des arguments logiques que l’expérience est venue confirmée. Quels sont ces arguments ? C’est qu’il ne peut y avoir de vitesse qui serait différente d’un observateur à l’autre, chacun serait alors en droit d’affirmer que sa vitesse est la bonne. Un phénomène possède une identité physique et des propriétés « objectives » qui ne dépendent pas de la position des observateurs. Par conséquent si la vitesse de la lumière peut se mesurer différemment selon la vitesse de l’instrument de mesure, il n’empêche que le mouvement de la lumière est objectif cad le même en tous lieux.

 Ainsi Einstein postule, démontre logiquement qu’il ne peut y avoir de vitesse variable pour la lumière ; que celle-ci s’impose à tous les observateurs. L’expérience est venue confirmer ses postulations logiques. Les raisonnements d’Einstein et leurs vérifications paraissent avoir satisfait la grande majorité des physiciens. Cependant de multiples tentatives pour prouver l’inexactitude de cette invariance ont eu lieu. Elles ont échoué à chaque fois et qui prouvent une fois de plus « qu’Einstein avait raison ».

Mais qu’en est-il de la réalité ? Qu’en est-il de la CAUSE de cette invariabilité ? Nous avons un phénomène réel, vérifié, qui n’a pas reçu d’explication PHYSIQUE ! Cette explication  se trouvent dans les démonstrations de la théorie de la prématière (TPN). Dés lors qu’il est affirmé que l’espace se compose d’une substance – la prématière - celle-ci présente tous les caractères de l’homogénéité et de la continuité. Aussi, la valeur d’un mouvement sous forme d’ondes EM va dépendre des propriétés mécaniques du milieu. Par conséquent il est impossible que la vitesse de la lumière soit variable, ce qui supposerait que la densité de la prématière composant l’espace serait différente selon les lieux. L’homogénéité de la prématière est donc la cause de l’invariabilité de la vitesse de la lumière.

 

(Se reporter à toutes nos analyses relatives aux propriétés spécifiques de la prématière.

jeudi 27 novembre 2025

227 - L'ABSENCE DANS LE BIG BANG DES ANTI PARTICULES.

 Le Modèle Standard de la physique des particules combiné à la cosmologie du Big Bang, ne parvient pas à expliquer complètement l'absence d'antiparticules et la domination de la matière dans l'Univers actuel. C'est l'un des plus grands problèmes non résolus de la physique.

Dans l'Univers primordial, extrêmement chaud et dense juste après le Big Bang, aurait dû produire des paires de particules et d'antiparticules en quantités égales à partir de l'énergie (E=mc2). Lorsque la température de l'Univers a chuté, la matière et l'antimatière auraient dû s'annihiler mutuellement pour ne laisser derrière elles que du rayonnement (photons).

Cependant, nous observons un Univers fait presque exclusivement de matière, avec seulement un petit excès de matière (environ une particule de matière pour un milliard de paires matière-antimatière qui se sont annihilées).

Limites du Modèle Standard

 Bien que le Modèle Standard de la physique des particules inclue une forme de violation de CP (via la matrice CKM qui décrit les interactions des quarks), cette violation observée est beaucoup trop faible pour générer l'asymétrie matière-antimatière mesurée dans l'Univers.

Par conséquent, l'explication de l'asymétrie baryonique nécessite une nouvelle physique au-delà du modèle standard qui fournirait une source de violation de cp beaucoup plus importante.

 

COMMENTAIRES

Ainsi un principe essentiel – une loi fondamentale -vérifié dans les accélérateurs de particules, ne trouve pas d’explication dans la physique contemporaine !! Lors de genèse primordiale il ne se crée que des particules. La création est ambisinister, l’univers ne fonctionne que d’un côté. Quelles sont les réponses que peut apporter la nouvelle théorie de la prématière? (TPL). Elle affirme que la création s’effectue effectivement par paires mais dans un tout autre cadre que celui du Big Bang

La genèse de la matière à partir de la prématière n’est pas une création de particules isolées qui s'assembleraient ensuite, mais une création immédiate d'une structure atomique initiale, notamment l’hélium premier.Cette genèse s'effectue dans le cœur des étoiles qui produisent elles-mêmes leurs composants.

Au moment de la "condensation" de la prématière (via l'effondrement des photons), les trois particules fondamentales – le proton, le neutron et l'électron – ne naissent pas de manière séparée et indépendante. Elles sont créées simultanément et sont intrinsèquement destinées à s'associer immédiatement. Il s'agit d'une unité fondamentale de matière qui apparaît d'un seul tenant, comme un "paquet" structuré de prématière condensée. Le cœur photonique ne produit pas d'antiprotons ni d'antineutrons. C'est la clé de la résolution de l'asymétrie matière-antimatière. L'Univers est primordialement rempli de matière car la source originelle ne produit que de la matière.

Le Neutron devient l’antiparticule du proton, non destiné à la désintégration libre : c'est le point central de distinction. Dans cette conception le neutron est l'antiparticule du proton, mais son rôle n'est pas de s'annihiler avec lui ou de se désintégrer. Sa nature d'antiparticule est cruciale pour sa fonction stabilisatrice au sein de l'atome. Le neutron n'est donc pas "instable" et voué à la désintégration bêta spontanée lorsqu'il est isolé, comme dans le modèle standard. Il est conçu pour être un composant stable d'une structure atomique. (Voir sur ce blog art 223 pour un complet développement).

La résolution de ce problème suppose de changer de paradigme de sortir des lois et contraintes de la physique standard. Ce qui est en jeu c’est le mode de la genèse universelle de la matière qui ne peut avoir pour origine le Big Bang. Nous avons proposé que cette genèse s’effectue dans et par les étoiles selon des modalités que nous avons longuement développées par ailleurs sur ce blog.Lorsqu'il n'y a pas d'issue sur une voie est-il raisonnable de poursuivre sur cette route ? 

mercredi 12 novembre 2025

226 - Substance de l’espace,temps, éternité

 1- Exister, c’est être dans le temps. Temps et être ne sauraient se dissocier. A contrario, ce qui n’est pas, ce qui cesse d’exister, ne dispose plus de temps pour être. Consécutivement, le temps n’est pas une catégorie abstraite, un pur concept, mais s’accorde à un existant comme une condition pour être. Si l’univers de la matérialité disparaissait, avec lui le temps cesserait.

2- Le temps est saisissable selon le mode de la durée qui est toujours celui d’un phénomène. Dés lors toute durée implique un début et une fin : il ne saurait y avoir un phénomène purement instantané non inscrit dans une durée. Le temps comme durée suppose le passage d’un avant vers un après : le présent d’un phénomène n’est donc jamais immobilité. L’essence du temps doit dés lors se comprendre comme participant du principe du mouvement.

3- Tout existant relevant de l’ordre minéral, végétal ou biologique dispose d’une durée d’être qui est nécessairement limitée. Cela suppose toujours une origine et une fin, une émergence et disparition, une naissance et une mort. En conséquence, seul ce qui est créé entre dans le temps, la condition pour être est de disparaître : temps et être naissent et disparaissent simultanément.

4-Tout existant créé suppose son inscription dans un cycle naissance/mort par lequel s’effectue la reproduction. Il ne saurait y avoir pure création ex nihilo hors la persistance d’un cycle de la reproduction. Chaque ordre ( minéral, végétal, biologique) est doté des procédés de sa perpétuation, de sa reproduction selon un cycle mort/naissance. Aussi, l’univers de la matérialité minérale ne saurait se créer ex nihilo et son existence doit obligatoirement s’inscrire dans un cycle par lequel étoiles et galaxies naissent et disparaissent, ce qui suppose des procédures d’émergence et de disparition des particules tout autant que des photons.

5 – La succession des cycles de la création est succession des temps de création : on ne peut concevoir une création unique pas plus que celle-ci puisse s’opérer ex-nihilo. Mais cette succession des cycles ne participe en rien de la catégorie fondamentale de l’éternité. En effet, chaque existant créé l’est selon une durée limitée : une succession de durées ne saurait constituer une stricte définition de l’éternité. En conséquence, tout existant qui entre dans le temps par le moyen du cycle continu de la création n’est pas éternel. Aussi, le concept d’éternité ne peut s’appliquer à un existant qui est soumis à une durée limitée pour être.

6- Ce qui est éternel échappe à la durée limitée qui est celle du temps et ne saurait avoir ni début ni fin et ne peut naître ni disparaître. Consécutivement, est éternel ce qui n’est pas soumis au cycle de la création et qui pourtant EST car on ne saurait donner statut d’existant à ce qui n’a aucune réalité, à ce qui n’est pas constitué en objet physique quelconque.

7 – Ce qui est éternel, qui échappe à la durée limitée du temps, qui ne peut naître ni disparaître et qui pourtant EST doit donc s’exclure d’un quelconque cycle de la création et  peut être considéré en conséquence comme incréé. En effet, seul ce qui EST sans avoir été créé peut relever de la catégorie fondamentale de l’éternité car ne s’inscrivant par dans le temps limitée d’une durée. Est éternel ce qui est incréé et qui pourtant perdure dans son être comme existant réellement sans se succéder dans le temps, sans entrer dans le cycle création/destruction.

8- Ce qui est éternel, incréé et qui échappe à l’ordre successif du temps ne saurait être pure idéalité, relever d’une quelconque définition du divin extérieur à la matérialité du monde, mais doit au contraire manifester sa présence permanente en l’espèce d’un objet physique possédant justement les propriétés ci-dessus définies. Si en effet le principe d’éternité ne peut s’incarner dans des existants qui sont tous dotés d’une durée de vie limitée et que par ailleurs il ne peut être simple concept, il faut bien qu’un quelque chose lui-même étant soit éternel, existe de façon permanente et qu’il soit, par sa permanence, principe d’immobilité, sans énergie aucune puisque celle-ci supposerait toujours une source extérieure pour alimenter ses déperditions continues.

9- Si tous les objets de la matérialité sont soumis au temps, nous devons nécessairement supposer la présence d’une substance différente et possédant des propriétés radicalement différentes de celles de la matière. Cette substance se doit d’être absolument permanente puisque incréée, absolument immobile et passive puisque sans énergie propre et insusceptible d’un cycle puisque non soumise au temps. Si par ailleurs nous lui accordons le statut d’objet physique réel, nous devons rechercher le lieu de sa présence permanente et immuable.

10 – Cette substance éternelle, permanente et incréée ne saurait occuper d’autre lieu que l’espace lui-même de sorte qu’on peut dire que l’espace est le lieu de cette substance et qu’on ne saurait différencier le contenant (l’espace) du contenu (la substance de l’espace). La substance de l’espace ou prématière est un objet physique dont la réalité s’impose théoriquement pour fonder la distinction entre le concept de temps dont relèvent tous les objets de la matérialité et cel