samedi 3 mars 2018

22 – L’ETOILE A NEUTRON OU L’ O.V.N.I DE L’ASTROPHYSIQUE



L'ARTICLE
Une équipe d'astronomie dirigée par Caltech se concentre sur la nature des objets extrêmes connus sous le nom d'ULX.Dans les années 1980, les chercheurs ont commencé à découvrir des sources de rayons X extrêmement brillantes dans les parties externes des galaxies, loin des trous noirs supermassifs qui dominent leurs centres. Au début, les chercheurs pensaient que ces objets cosmiques - appelés sources de rayons X ultralumineux, ou ULX - étaient de gros trous noirs avec plus de 10 fois la masse du soleil. Mais les observations débutant en 2014 à partir du NuSTAR (Nuclear Spectroscopic Telescope Array) de la NASA et d'autres télescopes spatiaux montrent que certains ULX, qui émettent des rayons X d'une énergie égale à des millions de soleils, sont en fait des étoiles à neutrons, etoiles massives qui ont explosé. Trois de ces ULX ont été identifiés comme étoiles à neutrons jusqu'à présent.Maintenant, une équipe dirigée par Caltech utilisant les données de l'observatoire à rayons X Chandra de la NASA a identifié un quatrième ULX comme étant une étoile à neutrons - et a trouvé de nouveaux indices sur la façon dont ces objets peuvent briller si fortt.
Les étoiles à neutrons sont des objets extrêmement denses - une cuillère à café d'étoile à neutrons pèserait environ un milliard de tonnes, ou autant qu'une montagne. Leur gravité tire leur matière environnante des étoiles  compagnons vers elles; Lorsque ce matériau est tiré, il se réchauffe et brille avec les rayons X. Mais comme les étoiles à neutrons «se nourrissent» de cette matière, il arrive un moment où la lumière des rayons X qui en résulte repousse la matière. Les astronomes appellent ce point - le point auquel les objets ne peuvent plus s'accumuler plus rapidement et ne peuvent plus émettre de rayons X - la limite d'Eddington.


"De la même manière que nous ne pouvons manger autant de nourriture à la fois, il y a des limites à la vitesse à laquelle les étoiles à neutrons peuvent accrétionner la matière", explique Murray Brightman, chercheur postdoctoral à Caltech et auteur principal d'un nouveau rapport. Nature Astronomie. "Mais les ULX dépassent d'une certaine manière cette limite pour émettre des rayons X aussi incroyablement brillants, et nous ne savons pas pourquoi."
Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont examiné un ULX dans la galaxie Whirlpool, également connu sous le nom M51, qui se trouve à environ 28 millions d'années-lumière. Ils ont analysé les données radiographiques archivées prises par Chandra et ont découvert une baisse inhabituelle du spectre lumineux de l'ULX. Après avoir écarté toutes les autres possibilités, ils ont découvert que le creux provenait d'un phénomène appelé diffusion par résonance cyclotronique, qui se produit lorsque des particules chargées - soit des protons chargés positivement ou des électrons chargés négativement - tournent autour d'un champ magnétique. Les trous noirs n'ont pas de champs magnétiques, mais les étoiles à neutrons oui, donc la découverte a révélé que cet ULX particulier dans M51 devait être une étoile à neutrons.
La diffusion par résonance cyclotron crée des signatures révélatrices dans le spectre lumineux d'une étoile, et la présence de ces motifs, appelés lignes cyclotron, peut fournir des informations sur la force du champ magnétique de l'étoile - mais seulement si la cause des lignes les électrons, est connu. En ce qui concerne cet ULX, les chercheurs n'ont pas un spectre assez détaillé pour le dire avec certitude."Si la ligne du cyclotron provient de protons, alors nous saurions que ces champs magnétiques autour de l'étoile à neutrons sont extrêmement forts et peuvent en fait aider à franchir la limite d'Eddington", explique Brightman. De tels champs magnétiques puissants pourraient réduire la pression des rayons X d'ULX - la pression qui repousse normalement la matière - permettant à l'étoile à neutrons de consommer plus de matière que ce qui est normal et de briller avec les rayons X extrêmement brillants. Par contre, si la ligne du cyclotron provient d'électrons indirects, la force du champ magnétique autour de l'étoile à neutrons ne serait pas exceptionnellement forte, et donc le champ ne serait probablement pas la raison pour laquelle ces étoiles franchissent la limite d'Eddington.
Pour mieux comprendre le mystère de la façon dont les étoiles à neutrons dépassent cette limite, les chercheurs prévoient d'acquérir plus de données de rayons X sur l'ULX dans M51 et chercher d'autres lignes de cyclotron dans d'autres ULX."La découverte que ces objets très brillants, longtemps considérés comme des trous noirs avec des masses jusqu'à 1000 fois celle du soleil, sont alimentés par des étoiles à neutrons beaucoup moins massives, a été une énorme surprise scientifique", explique Fiona Harrison, Caltech. Rosen Professeur de physique; la chaire de leadership Kent et Joyce Kresa de la Division de physique, mathématiques et astronomie; et le chercheur principal de la mission NuSTAR. "Maintenant, nous pourrions réellement obtenir des indices physiques fermes quant à la façon dont ces petits objets peuvent être si puissants."


COMMENTAIRES
Pour résumer la problématique de cet article, il s’agit de comprendre POURQUOI une étoile aussi dense peut A LA FOIS accréter de la matière tout en émettant celle-ci.  Pour émettre, il faut que cesse l’accrétion et donc qu’elle franchisse la limite d’Eddigton. Donc, puisque l’émission de matière s’observe, il faut qu’il ne se produise plus d’accrétion. Mais alors d’où proviendrait la matière éjectée ? Du corps de l’étoile elle-même ! Mais la densité extrême devrait interdire la fuite de matière. Nous sommes dans une totale impasse,  d’où les acrobaties explicatives de l’article pour tenter de s'en extraire.
Une étoile à neutron est un véritable OVNI de l’astrophysique, une pure construction théorique dont les preuves expérimentales sont inexistantes. Il s’agissait de répondre à la question : comment et pourquoi un astre d’une telle densité peut exister, se former ? Nous avons déjà signalé que pour être un astre moribond, en fin de vie, une étoile à neutrons était d’une vaillance extrême que manifeste sa température élevée.
Toute autre est notre explication : cet astre est de fait une étoile jeune, en plein développement et sa densité s’explique par la présence d’un cœur photonique et la formation initiale des éléments les plus lourds. Elle puise sa matière dans la substance de l’espace, ce qui explique qu’elle soit UNIQUEMENT en émission et  que son champ magnétique extrêmement fort  résulte de sa rotation rapide.


samedi 9 décembre 2017

21 – LE BIG BANG : LE PLUS GROS MENSONGE DU SIECLE



L’ARTICLE

Découverte du plus ancien trou noir de l'univers.
L'existence même de ce mastodonte, 800 millions de fois la masse de notre Soleil, aussi tôt dans l'histoire de l'univers, est une énigme pour les astronomes.
Il est aussi gros que distant, et c'est une vraie surprise. Un trou noir hypermassif, de 800 millions de fois la masse de notre Soleil, dont la lumière a mis 13 milliards d'années pour parvenir jusqu'à nous, par une équipe internationale de chercheurs (travaux publiés dans Nature et The Astrophyscial Journal Letters). C'est un record de distance absolu pour un objet de ce type (le précédent record datait de 2011), mais aussi un record de poids pour un astre aussi lointain. «Il est au moins dix fois plus gros que le précédent trou noir supermassif détecté à ce type de distance», précise Bram Venemans, l'astronome de l'Institut Max Planck d'Astronomie situé à Heidelberg, en Allemagne, qui coordonne avec son collègue Fabian Walter la recherche de ce type d'objets dans les confins de l'univers visible depuis plusieurs années.
Ce dernier a été trahi par le repas gargantuesque qu'il est en train de dévorer. Un disque de matière s'effondre en effet en spirale dans la gueule de l'ogre cosmique. Or en tombant, cette matière s'échauffe et émet un rayonnement très intense, 40 mille milliards de fois plus lumineux que notre Soleil. Ce type de trou noir surpris en pleines agapes a un nom: c'est ce qu'on appelle un quasar. Ce sont parmi les objets les plus lumineux de l'univers. Il en existerait plusieurs dizaines à découvrir à de telles distances, d'après certaines estimations
La lumière émise par ce trou noir hypermassif a mis tellement de temps à nous parvenir (plus de 13 milliards d'années) que nous l‘observons tel qu'il était à une époque très reculée. En l'occurrence, 690 millions d'années seulement après le Big Bang, soit moins de 5% de l'âge de l'univers. Sa prime enfance en quelque sorte. «Nous avons été surpris de voir que le trou noir était aussi lourd», reconnaît Bram Venemans. «C'était vraiment inattendu et cela va nous donner des contraintes sur l'évolution de ce type d'objets dans un univers aussi jeune.»
Patrick Petitjean, astronome à l'Institut d'Astrophysique de Paris et spécialiste des quasars, explique qu'il faudrait un trou noir primordial d'un millier de masses solaires pour former un tel mastodonte dans le délai imparti par son jeune âge. Or on ne sait pas bien comment pourraient se former de tels objets dans l'univers actuel. Les trous noirs stellaires, qui se forment par l'effondrement d'étoiles massives en fin de vie ne pèsent tout au plus que quelques dizaines de masses solaires. «En ces temps très anciens, l'univers était plus dense», rappelle le chercheur. «D'énormes nuages de gaz s'effondraient peut-être d'un coup pour former directement ces gros trous noirs de quelques milliers de masses solaires.»
Ces «gros embryons» très voraces auraient alors happé les grandes quantités de matière environnante en un délai relativement court sur les échelles astronomiques pour devenir ces astres aussi obèses que gloutons. Mais ce scénario, aussi plausible soit-il, est encore loin d'être certain. C'est toute une histoire passionnante de la jeunesse de l'univers qui reste à écrire.

COMMENTAIRES

Voilà un monstre formé seulement en 690 millions d’années alors même que former une étoile cela exige des milliards d’années. Ce paradoxe ne semble pas gêner les astrophysiciens qui ne démordent pas de leur théorie de naissance de l’univers à partir d’un big bang ayant eu cours il y a 13 milliards d’années, temps à peu près nécessaires pour former ce quasar qui est un regroupement progressif d’étoiles, lequel exige un temps extrêmes long.
Ce qui est fascinant dans cette affaire, c’est le poids du dogme qui écrase l’intelligence des hommes de sciences les plus éminents. Manifestement, il est IMPOSSIBLE qu’un tel quasar ait pu se former en 690 millions d’années mais la théorie IMPOSE la naissance par big bang d’un univers en expansion daté, il y a 13 milliards d’années. On ne touchera pas à cette théorie obsolète et on déclarera « qu’une histoire passionnante de la jeunesse de l'univers qui reste à écrire. ». L’humanité d’aujourd’hui vit avec ce gros MENSONGE qui lui interdit de progresser dans la connaissance de la vérité sur l’exacte origine de son être.

lundi 20 novembre 2017

20 – LE PLUS PROCHE EST LE PLUS LOINTAIN

Nous avons maintes fois dénoncé ici l’inventivité dont font preuve les physiciens pour imaginer des nouveaux objets physiques dont on ne se donne pas la peine de définir les propriétés. La liste en serait longue, comme par exempte les cordes ou même les quartz dont on sait qu’ils sont à jamais indécelables et qu’on ne parvient pas à distinguer de la matière proprement dite.

Mais sans aucun doute le pompon doit être attribué à la matière noire dont personne ne sait de quoi elle se compose, quelle est son origine et comment on pourrait la détecter, l’isoler, la mesurer « en tant que telle ». C’est quand même un sacré affaire que de rajouter à la création universelle un nouvel être et de le faire passer à l’existant sans plus de preuve en supputant seulement que ce nouvel arrivé est cause d’un phénomène observé. Le métier de physicien exigerait des règles de déontologie pour ne pas accepter le « n’importe quoi » à la seule raison qu’on parvient à l’extraire des mathématiques.

C’est dans ce contexte de grande permissivité créative que nous ne parvenons pas à comprendre POURQUOI nous ne parvenons pas à faire admettre l’existence de la prématière composant l’espace. Pourtant, et à la différence des autres inventeurs, nous donnons une définition précise des propriétés de cette prématière et une preuve certaine de son existence : il s’agit de la substance qui compose les ondes EM. 
Ainsi, il est plus aisé d’admettre une matière noire inexistante, dotée de nulle caractéristiques, que de constater l’existence au quotidien des ondes EM qui doivent bien,elles, se composer d’une quelconque substance sous peine de n’être rien. Ces ondes sont le résultat de la mise en mouvement de cette substance, laquelle compose l’espace, tout l’espace. Si tel n’était pas le cas, on ne voit pas très bien d’OÛ pourraient provenir ces ondes EM, certainement pas du corps de la matière. Il faut donc admettre qu’il existe bien DEUX substances différentes : la matière et les ondes. C’est aussi simple que cela mais la physique actuelle ne se complait pas dans la simplicité. 

Une fois décidé qu’il se trouve une autre substance que la matière, la démarche scientifique classique serait de partir à la recherche de ses propriétés pour éviter de tomber dans le travers commun de créer des objets physiques ad libitum. Quelles pourraient être les propriétés d’une substance différente de la matière ? Pour s’en distinguer, il faut évidemment qu’elles soient différentes, que nous ne puissions pas le retrouver pour la matière. Il ne faut donc plus raisonner sur le mode matérialiste, mais changer de registre et admettre que cette substance concilie deux fonctions contradictoires pour la matière de fluidité et d’extrême rigidité. Nous n’allons pas revenir sur ce point que nous avons développé longuement. ( voir art 15 du 22 oct.) Force est simplement  de constater que ce qui nous est le plus proche -  l’espace de prématière – est pour l’heure le plus lointain.

dimanche 12 novembre 2017

19 – - UNE ETOILE QUI NE VEUT PAS MOURIR


L’ARTICLE
Une équipe internationale d'astronomes, dont Nick Konidaris et Benjamin Shappee de Carnegie, a découvert une étoile qui a explosé plusieurs fois au cours d'une période de 50 ans. La découverte, publiée par Nature, confond complètement les connaissances existantes sur la fin de vie d'une étoile.
En septembre 2014, l'équipe intermédiaire d'astronomes Palomar Transient Factory a détecté une nouvelle explosion dans le ciel, l'iPTF14hls. La lumière émise par l'événement a été analysée afin de comprendre la vitesse et la composition chimique du matériau éjecté dans l'explosion.

Cette analyse a indiqué que l'explosion était ce qu'on appelle une supernova de type II-P, et tout? à propos de la découverte?  semblait normal. Jusqu'à ce que, quelques mois plus tard, la supernova commence à redevenir plus lumineuse. Les supernovæ de type II-P restent généralement brillantes pendant environ 100 jours. Mais iPTF14hls est resté brillant pour plus de 600! De plus, les données d'archives ont révélé une explosion de 1954 au même endroit. Il s'est avéré que cette étoile a explosé il y a plus d'un demi-siècle, a survécu et a encore explosé en 2014.

"Cette supernova brise tout ce que nous croyions savoir sur leur fonctionnement", a déclaré l'auteur principal Iair Arcavi de l'Université de Californie à Santa Barbara et de l'Observatoire Las Cumbres. Les explosions stellaires enseignent aux astronomes beaucoup sur les origines de la plupart des matériaux qui composent notre univers. Une explosion de supernova peut même avoir déclenché la formation de notre propre système solaire.

"Mais il n'y a pas si longtemps, il était plus rapide d'identifier des phénomènes célestes de courte durée que de les classer et de déterminer ce qu'ils pouvaient nous enseigner", a déclaré Konidaris. "C'est pourquoi nous avons construit SED, mais je ne m'attendais pas à ce que ça nous aide à analyser une explosion aussi étrange que cette étoile zombie."

Les supernovæ sont connus pour exploser qu'une seule fois  et briller pendant quelques mois, puis s'estomper, mais iPTF14hls connu au moins deux explosions en  60 ans.
Ce comportement n'a jamais été vu dans les supernovæ précédentes, qui restent généralement brillantes pendant environ 100 jours, puis s'estompent.


SELON LA THEORIE :
Selon l’astrophysique d’aujourd’hui, une supernova est l'ensemble des phénomènes consécutifs à l'explosion d'une étoile, qui s'accompagne d'une augmentation brève mais fantastiquement grande de sa luminosité. Vue depuis la Terre, une supernova apparaît donc souvent comme une étoile nouvelle, alors qu'elle correspond en réalité à la disparition d'une étoile. Lors de son explosion en supernova que l'étoile libère les éléments chimiques qu'elle a synthétisés au cours de son existence — et pendant l'explosion même —, pour être diffusés dans le milieu interstellaire. De plus, l'onde de choc de la supernova favorise la formation de nouvelles étoiles en provoquant ou en accélérant la contraction de régions du milieu interstellaire.
COMMENTAIRES
La théorie des supernovæ est un des piliers de l’astrogenèse contemporaine toute entière déductible de la théorie de l’effondrement qui n’autorise pas la synthèse des éléments lourds au deçà d’une certaine masse. Il faut alors recourir aux explosions de supernovæ pour atteindre la température nécessaire à leur fabrication.  Autre utilité : l’onde ce choc produite vient bienheureusement aider la contraction d’une nouvelle étoile, preuve s’il en était que l’effondrement ne va pas de sois. Or, une supernova est une étoile en fin de vie qui ne doit exploser qu’une seule fois. Tel n’est pas le cas de IPTF14hls qui semble refuser de mourir selon le cérémonial de l’astrophysique standard.
Que se passe t-il en vérité ? Comme il est affirmer en théorie, une supernova apparaît donc souvent comme une étoile nouvelle, alors qu'elle correspond en réalité à la disparition d'une étoile. C’est ici que nous nous rendons compte que l’interprétation d’une observation dépend du schéma théorique de l’observateur. Il est impossible, selon ce schéma, qu’une étoile naissante atteigne ce niveau de luminosité et de température et cela ne peut s’interpréter que par l’emballement des fusions nucléaires prélude à l’explosion de l’étoile.

Pour nous, tout au contraire, l’existence de ce type de supernova est la preuve que nous assistons à la naissance d’une étoile et à la fabrication des éléments lourds au tout début de son existence. Il est en effet  envisagé, dans la nouvelle théorie, que le cœur photonique d’un astre nouveau atteint immédiatement une température extrême et puise sa substance photonique dans l’espace de prématière. Il n’est pas étonnant qu’une étoile jeune connaisse des sursauts énergétiques tels que ceux rapportés par l’article ci-dessus et que de tels phénomènes puissent s’étaler sur une longue période sans que pour autant l’étoile n’explose.

mercredi 8 novembre 2017

18 - DES JEUNES VIEILLES ET DES VIEILLES JEUNES ETOILES



 Citation

Les étoiles de formation relativement récente (population I) ont une composition voisine -  en masse -  de 70 p. 100 d'hydrogène, 28 p. 100 d'hélium et 2 p. 100 d'éléments lourds que l'on regroupe, par abus de langage, sous le nom de " métaux ". En revanche, les étoiles les plus vieilles (population II) sont beaucoup plus pauvres en métaux. Leur composition représentative est de 90 p. 100 d'hydrogène, 10 p. 100 d'hélium et 1 p. 1 000 de métaux. 
 
Commentaires : Selon cette observation, les étoiles jeunes (pop I) ont proportionnellement moins d'hydrogène (70%) que celles plus vieilles (90 %pop II). Or la théorie  classique de  la nucléosynthèse prévoit une constante transformation de cet hydrogène en hélium, ce qui implique que nous devrions avoir PLUS d'hydrogène dans les populations jeunes et bien MOINS dans les plus âgées.
De même, puisque la formation en métaux est plus tardive, nous devrions rencontrer plus de métaux dans les populations vieilles que jeunes.; or nous constatons le contraire.

Il est également étonnant que nous rencontrions PLUS d'hélium (28%) dans les populations jeunes que dans les vieilles (10%). Selon la procédure classique, la production d'hélium résulte d'une fusion progressive de l'hydrogène : nous devrions avoir PLUS d'hélium dans les populations vieilles que jeunes.

Si l’hydrogène apparaît dominant dans la phase vieillissante  de l’étoile, cela semble signifier qu’il n’était pas là à l’origine, qu’il apparaît plus tardivement. En effet, une étoile jeune qui transforme son hydrogène en hélium et en métaux devrait en posséder en proportion bien plus qu’une étoile achevant son cycle de transformation. Il est certain que ce phénomène d’une production d’hydrogène postérieure est totalement incompréhensible dans un cadre classique. Il signifierait tout simplement que tout le matériau constituant l’étoile n’était pas disponible dans sa totalité, qu’il y a eu production par l’étoile de ses propres éléments ! 
C'est très exactement la thèse que nous défendons à savoir que les éléments lourds sont fabriqués en premier au stade initial le plus chaud et l'hydrogène est produit plus tardivement au stade final. C'est très exactement ce qui est observé. L'hydrogène n'est donc pas présent au moment de la naissance de l'étoile comme l'affirme la théorie de l'effondrement gravitationnel mais résulte d'une auto production plus tardive par l'étoile.