lundi 9 septembre 2019

38 -L’ANTIMATIÈRE EST PARMI NOUS




L’ARTICLE

L'antimatière est l'ensemble des antiparticules composant la matière classique —Le préfixe « anti- » signifie que l'antimatière est « l'opposée » de la matière. L'opposition se fait au niveau des charges (dont la charge électrique) : les particules composant l'antimatière ont des charges opposées à celles des particules jouant le même rôle dans la matière. Il existe pour chaque particule une antiparticule correspondante.
L'antimatière et la matière, quand elles entrent en contact, peuvent s'annihiler mutuellement. Une hypothèse avancée par les scientifiques est l’existence d’une asymétrie entre la matière et l’antimatière. Cette asymétrie serait à l’origine de l’absence d’antimatière dans l’Univers. En effet, supposons que la matière et l’antimatière soient parfaitement symétriques, étant en quantités égales après le Big-bang, toute la matière et l’antimatière se seraient annihilées. Notre existence montre qu’il reste pourtant encore de la matière. Il n’y a donc pas de symétrie complète. Cette dissymétrie a été expliquée en 1965 par Andreï Sakharov à l’aide de la « brisure de symétrie CP »
Les kaons neutres sont des particules qui se transforment spontanément en leurs propres antiparticules, et ceci dans les deux sens. Mais il existe une asymétrie dans cette transformation, y compris vis-à-vis de la symétrie CP : la transformation d'un kaon en antikaon est légèrement plus lente que l'inverse. Le nombre de kaons présents tend donc à être supérieur à celui d'antikaons à un instant donné. Cette asymétrie peut expliquer que l'antimatière se soit retrouvée en infime minorité (~1 milliardième) face à la matière (999 999 999 particules d'antimatière contre 1 000 000 000 particules de matière classique). L'annihilation mutuelle a alors conduit à ne laisser que de la matière, en quantité infime par rapport à la quantité présente avant l'annihilation.
Mais comme cette explication parait notoirement insuffisante à beaucoup et lorsque que nulle solution ne transparaît dans le réel, on se réfugie dans la science-fiction :
1) l'Univers a environ 13,7 milliards d'années. Par conséquent il n'est possible de voir que les objets dont la lumière aura voyagé pendant moins de 13,7 milliards d’années. L'antimatière peut se trouver au-delà de cet « horizon » visible
2) Une hypothèse propose que l'antimatière ait été projetée, lors de la création de l'Univers, dans un univers « parallèle », composé alors uniquement d'antimatière (ou du moins, où la matière serait aussi rare que l'antimatière dans le nôtre). Cet univers parallèle serait alors appelé « anti-univers ». L'hypothèse est assez minoritaire. Elle ne doit pas être confondue avec l'hypothèse de Sakharov, pour qui il existe un univers constitué d'antimatière avant l'instant zéro, et de matière après.

COMMENTAIRES

L’absence d’antimatière reste le mystère le plus profond jamais élucidé pour l’heure. En effet, matière et antimatière naissent simultanément et cette co-naissance doit aboutir à leur annihilation réciproque. Comme nous ne rencontrons que la matière, il faut donc essayer de trouver une explication. Celle de Sakharov est étonnante : ainsi la matière seule demeurerait après qu’il y eu 999 999 999 999 annihilations sauf une. La matière serait en quelque sorte le produit du pur hasard et d’une distorsion infime des lois physiques. Cela ne nous parait pas très sérieux de la part du Grand Architecte de l’univers ou comme dirait Einstein : « Dieu ne joue pas aux dés » pas plus qu’il invente des univers fantastiques différent du nôtre.
Nous avons proposé ici une explication d’une simplicité qui accable ceux toujours en attente de sensationnel et d’exceptionnel. Il y a bien une brisure de symétrie à l’origine de la création de l’antimatière mais elle tient essentiellement à une différence de masse entre les deux particules créées. Cette brisure de symétrie a pour origine les conditions de leur surgissement dans la genèse stellaire telle que proton et neutron paraissent simultanément avec une légère différence de masse mais un signe de charge opposé. Nous avons longuement développé cette procédure sur ce blog et sur nos sites et nous invitons le lecteur à s’y reporter.
La question est alors de savoir pourquoi cette solution simpliste n’a pas été retenue. Nous entrevoyons deux raisons :
1) Le neutron est toujours perçu comme une particule éphémère se décomposant et jamais comme une particule gardant son intégrité lorsqu’il est associé au proton dans l’atome et possédant une charge opposé à celui-ci.  Cette opposition de charge et la différence de masse est justement ce qui permettent aux deux particules d’être liées dans l’atome comme il en est entre proton et électron.
2) On n’a pas relevé que les modalités de création des atomes dans la genèse stellaire pourraient être très différentes du laboratoire et que la brisure de la symétrie de masse tiendrait à ces conditions.
En définitive nous serions tous encore vivants bien que composés de matière et d’antimatière, de protons et de neutrons.

mercredi 4 septembre 2019

37 - La formation problématique des galaxies


L’ARTICLE
.
Pour la naissance des premiers amas de galaxies, deux déroulements différents sont généralement avancés pour décrire leur formation :
- Du plus grand au plus petit :
la première, hypothèse dite "top down", soit "du plus grand au plus petit", considère que les particules de matière ont d'abord formé des nuages géants, les superamas, qui se seraient ensuite effondrés sur eux-mêmes, sous l'action de la gravité, pour donner naissance à des galaxies.
 Avantage : cette théorie permet d'expliquer la présence des superamas, ces regroupements de milliers de galaxies. Inconvénient : les temps de fragmentation des superamas sont trop longs pour être compatibles avec la présence de galaxies très anciennes, telles que peut les observer le télescope spatial Hubble dans ses images du ciel profond. Selon ce scénario, en effet, les galaxies n'auraient pu en effet se former, au plus tôt, que 3 milliards d'années après le Big Bang.

- Du plus petit au plus grand : Inversement, la seconde hypothèse, dite "bottom up" envisage une formation des galaxies "du plus petit au plus grand". D'après cette théorie, de petites concentrations de matière forment des irrégularités dans l'Univers, puis donnent naissance à des nuages de matière et à des ensembles d'étoiles formant des proto galaxies. Sous l'effet de la gravité, ces ensembles s'attirent et fusionnent entre eux pour donner naissance aux grandes galaxies. Puis celles-ci se regroupent en amas, eux-mêmes créant les superamas…
Avantage : avec ce scénario qui semble le plus "naturel", les galaxies se seraient formées lorsque l'univers avait 1,5 milliards d'années. C'est plus proche des observations réalisées. Inconvénients : c'est plus proche, certes, mais pas complètement concordant. Les rayonnements observés montrent des galaxies plus anciennes encore. D'autre part, ce scénario n'explique pas comment se forment les superamas.
Bref, actuellement, on tente de coupler ces deux scénarios, afin d'expliquer à la fois l'ancienneté des galaxies et la présence des superamas. Mais nos modèles de formation galactique sont loin d'être complets. Seule certitude : le processus se poursuit. Les galaxies continuent à s'attirer, voire à se "cannibaliser" les unes les autres, ce qui provoque la formation de bouffées d'étoiles nouvelles.

COMMENTAIRES

Pour résumer les deux thèses, la première imagine la formation première d’amas qui se disloquent en galaxies, l’autre plus « naturelle » suppose la formation d’étoiles qui se regroupent en galaxies puis en amas de galaxies. La première hypothèse ne tient absolument pas debout puisque nous avons sous les yeux des amas de galaxies en train de se former.
La seconde hypothèse régie par la loi de la gravitation est la seule plausible mais présente l’inconvénient de dater la formation des galaxies vers les 1.5 milliards d’années après le big bang. Quand on sait que des étoiles du type solaire ont déjà 5 milliards d’années dans ces galaxies, on peut supposer que le temps du regroupement doit être nettement plus long. Ceci explique que cette thèse ne reçoive pas  l’agreement de la communauté scientifique puisque ce temps de formation de la galaxie et a fortiori des amas ne peut s’insérer dans le carcan des 13.7 milliards d’années de la durée supposées de cet univers historique.
Ainsi, aucun des deux modèles ne fonctionne et il ne viendrait pas à l’idée de théoriciens de remettre en cause l’origine du problème à savoir la durée supposée de cet univers historique. Mais cela supposerait de remettre en cause la théorie standard basée sur le big bang, celle de l’expansion de l’univers, de l’origine du rayonnement fossile, du mode de formation des astres etc. etc. Nous assisterions à une véritable catastrophe théorique, une fin d’un certain monde et de sa représentation. Pour éviter ce cataclysme, pour sauvegarder le modèle, le plus simple est de maintenir en l’état la problématique, d’affirmer que cette question n’a pas pour l’heure trouver sa solution mais qu’on ne désespère pas d’y parvenir dans le cadre actuel.
Nous avons sur ce blog et sur nos sites développé un modèle non historique d’un univers éternel et incréé qui intègre la possibilité qu’un amas de galaxies puisse se former selon 100 voire 200 milliards d’AL, nous ne sommes aucunement contraints: l’univers éternel dispose de tout son temps, à l’inverse des humains pour lequel il est compté !

mercredi 21 août 2019

36 L’EXPERIENCE CONCRETE DE LA PREMATIERE



 



Lévitation d'une statuette, du sculpteur Tanguy, contenant des aimants permanents Nd2Fe14B (néodyme-fer-bore) au-dessus d'un lit de supraconducteurs YBa2Cu3O7 (yttrium-barium-cuivre-oxygène) texturés, refroidis à la température de l'azote liquide (-196°C). Un aimant placé au voisinage d’un supraconducteur induit des courants à la surface du supraconducteur. Ces courants induisent eux-mêmes un champ magnétique opposé au premier d’où ce phénomène de lévitation (effet Meissner). © CNRS Photothèque.


La prématière constitutive de l’espace ne peut être saisie directement par aucune expérience qui impliquerait de pouvoir l’isoler comme un corps de matière. Elle n’est donc pas sécable puisque absolument continue. Elle se manifeste cependant par l’existence des ondes électromagnétiques qui résultent de sa mise en mouvement. Ces ondes EM peuvent se constituer en champs EM suite aux mouvements des électrons internes à un métal supraconducteur.
Il devient alors possible de faire l’expérience directe de l’existence de ce champ d’ondes de prématière :


 Lorsqu'on rapproche les pôles opposés de deux aimants, on ressent une forte résistance comme sur la photo ci-dessus. Cette sensation de résistance est l’expérience directe et vécue de l’action et de la réaction des ondes « prématérielles » qui manifestent ainsi leur réalité comme objet physique doté de certaines propriétés matérielles de pouvoir interférer sur un corps.
Et en effet, s’il n’y avait vraiment RIEN, si ces ondes du champ n’avaient pas une sorte de réalité qui les faisait agir et réagir, on devrait considérer qu'un champ magnétique est un phénomène  totalement immatériel, que cette lévitation relève de la pure magie et qu’il est possible d’agir à distance sans qu’un contact s’établisse entre deux objets physiques aux propriétés certes différentes. COMMENT est-il possible qu'un champ magnétique agisse à distance sans contact ? La transmission d’un mouvement, d’une force, pourraient s’effectuer ainsi à travers un vide vide n’ayant aune fonction transmettrice.
Il n’en peut être ainsi puisqu’un mouvement ne peut se transmettre que par contact ou par l’intermédiaire d’un milieu et nous ne pouvons déranger à cette loi fondamentale du mouvement.
En définitive nous ne saurions apporter preuve plus tangible de « l’existence » de la prématière puisque chacun a pu en faire l’expérience avec les aimants.
La science étant la fille de l’étonnement, comment ne pas être surpris par un phénomène qui nous semblait si banal et sans mystère ? 
De même il est possible de transmettre un mouvement d'un aimant à un autre sans contact. Aucune explication n'a jamais été fournie par la physique et il reste à croire



mardi 20 août 2019

35 - L’USAGE CATASTROPHIQUE DU CONCEPT D’ENERGIE


 
Nous avons souvent affirmé ici qu’on doit considérer Einstein comme le grand responsable des erreurs et de l’impasse où se trouve la physique d’aujourd’hui. Nous voudrions prendre pour exemple l’usage catastrophique du concept d’énergie qui est au fondement de sa « philosophie de la physique ». Trois usages ont contribué à jeter un épais brouillard sur la réalité des phénomènes physiques qu’ils étaient censés éclairer : celui de « grain d’énergie », celui du poids de l’énergie et celui d’équivalence masse-énergie.

1) Pour Einstein, un photon est un « grain d’énergie »

Selon Wikipédia : « Les photons sont des « paquets » d’énergie élémentaires, ou quanta de rayonnement électromagnétique, qui sont échangés lors de l’absorption ou de l’émission de lumière par la matière. Il a ainsi montré que parallèlement à son comportement ondulatoire — interférences et diffraction —, la propagation du champ électromagnétique présente simultanément des propriétés corpusculaires»

On a du mal à se représenter ce que peut être un grain ou un paquet d’énergie ayant des propriétés de corpuscule. Il est vrai qu’avec Einstein la physique a abandonné toute prétention à construire la réalité d’un phénomène mécanique au profit de sa transcription mathématique. Abandon justifié par l’indépendance affirmée du langage mathématique dont on serait incapable d’opérer sa traduction en raison rationnelle ou sa représentation mécanique. Dès lors les grains et paquets d’énergie ne sont plus que des images à usage pédagogique sans plus.
Ce qui est dissimulé dans ces opérations de camouflage, c’est la physique d’un phénomène, la nature « substantielle » d’un objet physique appelé photon.

2) L’énergie aurait un poids.

Nous avons démontré ici (voir sur ce blog) le tour de passe-passe d’Einstein facilité par la définition fluctuante d’une masse. Le poids est l’expression d’une mesure, laquelle mesure est celle d’une force qui agit sur une masse, laquelle force exprime une quantité d’énergie en action. Nous arrivons au paradoxe suivant : le poids est l’expression d’une énergie et donc l’énergie a un poids ! Exit donc la masse sur laquelle s’opérait la mesure. La mesure crée la réalité, l’énergie aurait une masse et donc l’énergie est égale à la masse. D’où :

3) L’équivalence masse-énergie

Pour Einstein l’énergie peut sans difficulté se transformer en masse puisque l’énergie a un poids. Mais on est surpris par ce non-respect du principe d’identité puisque une chose (une masse) peut être l’équivalent d’une autre( l’énergie). Mais surtout on ne comprend pas qu’une masse de matière puisse contenir son équivalent en énergie, qu’elle soit en MEME TEMPS matière et énergie. Pas plus qu’on ne comprend le principe de cette transsubstantiation par laquelle un état indéfini comme celui d’énergie puisse se transformer en objet physique réel et isolable.

Il  nous faut aussi nous demander : où se trouve l’erreur d’Einstein ? C’est essentiellement d’user de la notion d’énergie comme un quasi objet,un fluide, ayant « une sorte » de réalité indépendante telle qu’on puisse la conserver, la stocker dans une boite, la transformer. De fait, l’énergie est une mesure de l’état d’un mouvement et en tant que mesure elle n’a pas de réalité en elle-même indépendamment de l’objet sur lequel elle porte. L’énergie ne peut être détachée du mouvement et là où il y a mouvement d’un objet, il y a énergie. Et surtout : là où il y a énergie, il y a mouvement d’un objet.

Mais, quelle a été l’utilité de cet usage catastrophique du concept d’énergie ?

1) En traitant le photon de « grain d’énergie » on évite ainsi de se poser la question de la substance qui le compose, de sa différence avec la matière et surtout de son origine. Il en va de même pour la substance de l’onde lorsque on dit que es ondes électromagnétiques transportent de l’énergie, mais pas de matière.

2) En affirmant qu’une particule massive contient et conserve de l’énergie, on évite de se poser la question de savoir quelle est la nature de ce mouvement permanent que cette énergie autorise.
3) En posant que la matière se transforme en énergie, on ne s’interroge pas sur la nature de la substance identique  entre   matière et  photon qui permet la transsubstantiation de l’un en l’autre.

4) En affirmant que l’espace est un réservoir infini d’énergie, on évite de se poser la question de savoir quelle est la nature et les propriétés de l’espace comme objet physique susceptible d’être activé par une énergie.

Pour toutes ces raisons démontrées, nous persistons à affirmer qu’Einstein, bien que définitivement génial, est  celui qui a conduit la physique contemporaine dans l’impasse actuel.


Ps : La transcription que nous posons : énergie = mouvement est souvent contredite par ceux qui pensent que l’énergie potentielle peut être emmagasinée par un corps et ensuite être transformée par exemple en énergie cinétique lorsque le corps est mis en mouvement. L’exemple cité est celui d'un corps terrestre tenu en hauteur (et donc possédant une énergie potentielle de pesanteur du fait de sa hauteur) qui, une fois lâché, transforme cette énergie potentielle en énergie cinétique.  Or, cette énergie potentielle n’est qu’un arrêt du mouvement par une autre force, laquelle suppose la mise en œuvre d’une autre énergie qui est nécessairement produite par des corps en mouvement. Il est donc impossible de détacher la notion d’énergie d’un mouvement, à moins de considérer que cette énergie « conservée »n’est la conséquence d’aucun mouvement !