mercredi 3 juillet 2019

34 - NEANT PHYSIQUE ET SUBSTANCE DE L’ESPACE


 1 - On doit distinguer l’Etre de l’existence. Tout ce qui existe Est nécessairement, mais tout ce qui EST n’existe pas nécessairement. Ex-ister c’est provenir d’une transformation d’un état antérieur, celui d’une substance ou d’éléments ; c’est la matérialisation d’un étant par une essence constitutive. La substance de l’espace ( ou prématière ) ne peut donc ex-ister au sens où elle n’a pas fait l’objet pour être d’une transformation à partir d’un état antérieur. Elle a toujours été invariablement identique à elle-même incréée,  dans son état inerte et amorphe, sans énergie interne. Cependant puisque constituée en objet physique, la substance de l’espace EST, mais sans exister puisque l’existence suppose l’individualisation d’un étant, l’entrée dans le temps qui implique aussitôt naissance et disparition. Aussi, seuls les étants existent et sont, alors même que la substance de l’espace Est sans pour autant être un étant qui existe.


2 - Sur le plan strictement physique, le néant comme l’état du rien n’a aucune signification puisqu’il n’y a pas de lieu hors la substance de l’espace qui serait le « lieu du non-lieu, du néant ». La substance constitue et occupe l’espace, tout l’espace. Le néant physique est donc aussi impossible à concevoir que l’était le néant logique.
Cependant le néant physique peut se définir autrement que le néant philosophique : c’est l’état amorphe informe et sans énergie qui est celui de la substance de l’espace, un  état continu, et non individualisable.  En ce sens l’Être de la substance de l’espace est un néant physique au sens où il y règne une totale et éternelle immobilité. A cette condition, la substance de l’espace concilie l’Etre et le Néant puisque ayant une réalité comme objet physique mais n’existant pas en tant qu’objet individualisé situé dans le temps.
Un étant qui disparait en s’annihilant rejoint l’état informe de la SE : le nihil a un lieu mais qui n’est pas un rien. L’espace-substance est le lieu d’un néant physique d’où les étants surviennent et où ils s’abiment.

3 - Le néant physique absolu ne concerne qu’un étant singulier qui est un assemblage d’atomes maintenus par son essence et qui a été  historiquement ou géographiquement  situé. La matière des atomes résulte d’une transsubstantiation de la substance de l’espace et l’annihilation de cette même matière conduit à se fondre à nouveau dans sa substance originelle. Selon un cycle court, les atomes composant un individu d’un étant se défont mais ne disparaissent pas, ils sont disponible pour un nouveau recyclage, une renaissance dans un autre corps. Selon un cycle long les atomes composant un astre, une galaxie, sont appelles à se transformer en rayonnement puis à disparaître en se fondant dans la SE : aucun étant, fut-ce une particule n’est éternel.
Le néant physique absolu est l’état des étants singuliers et éphémères soit qu’ils en proviennent, soit qu’ils  retournent au néant . Le pur néant ou néant absolu ne concerne que la dislocation/disparition des éléments composant un étant particulier. Pour le vivant, la mort est retour dans ce néant absolu.

4- La reproduction, le cycle, sont des moyens de contrecarrer la disparition « dans » le néant absolu.  S’il en était autrement la genèse de chaque catégorie et espèce d’étants serait unique et la nature devrait faire preuve d’imagination pour créer à chaque fois du nouveau. Contrecarrer la disparition par le cycle de la reproduction du quasi identique c’est inscrire chaque étant temporel dans l’éternité. De fait, le cosmos se conserve lui-même comme totalité invariante et ne saurait programmer sa propre disparition puisqu’il ne pourrait s’annihiler dans aucun autre lieu que le sien propre.

mardi 11 juin 2019

41 - LE PRINCIPE DE Stabilité de l’univers


 
Ce qui existe est soumis à des lois physiques qui commandent son paraître et maintiennent son individuation selon une durée.

Cependant, il n’en peut être de même de la substance de l’espace éternelle puisque son paraître n’a pu dépendre d’aucune procédure d’émergence. Son (être-là)* est absolument nécessaire: la substance de l’espace n’a pu trouver antérieurement refuge dans un autre lieu que l’espace lui-même, dans aucun néant précédant son être-là. Aussi, RIEN ne saurait être avant l’espace-substance lui-même car il semble dans la logique du monde que le lieu du phénomène doive être avant ce phénomène.

N’ayant pas de cause originelle, la substance de l’espace n’obéit ni n’est soumise à aucune loi causale. Tout au contraire, c’est à partir de sa seule et unique propriété éternelle (la densité absolue) que vont dériver toutes les autres lois de l’univers.

Par (l’être-là) d’une substance immuable, nous sommes assurés d’une stabilité de l’Univers, d’un repos à partir duquel le mouvement est rendu possible : sans définition d’un état de repos fondamental, on ne peut définir le principe du mouvement.

Dès lors s’ouvre à la connaissance la première loi physique, celle qui permet le passage du repos au mouvement et par conséquent de (l’être-là) inerte et informe de la substance de l’espace à l’étant individualisable,  de (l’être-là) à l’existant. Cette première loi est celle qui commande la vitesse invariante et absolue de la lumière et qui a pour cause la densité de l’espace substance.

Du principe fondamental d’immutabilité de l’Univers prématériel dérive ceci que les constantes essentielles qui commandent les lois de la matérialité sont elles-mêmes immuables et que nous ne saurions constater les fluctuations de celles-ci. Ainsi la vitesse de la lumière ne peut varier puisqu’elle résulte de la densité absolue d’un milieu qui est celui de la substance de l’espace. De même, la création de particules résultant d’un changement d’état de la substance prématérielle, est-elle totalement déterminée par la densité de ce milieu. Enfin, les constantes G, h, e qui sont celles de la gravitation et de l’électromagnétisme dépendent-elles du moment cinétique des particules (spin) lequel est à relier à la vitesse de la lumière. Ainsi les constantes physiques, d’où dérivent les lois physiques, reçoivent-elles leur propriété première d’immuabilité des propriétés de l’espace-substance : l’une ne saurait varier sans que la totalité des lois de l’univers en soit bouleversées.

Aussi, comme l’espace-substance est dans son principe immobilité absolue et qu’un changement supposerait une cause totalement interne pour y introduire une variation, nulle mutation ne semble envisageable. C’est donc bien la preuve a contrario qu’il est impossible que l’espace-substance puisse évoluer : l’espace-substance qui occupe tous lieux de l’espace ne peut introduire d’autres espaces qui en modifieraient la densité ni ne peut s’étendre sur « autre chose » que lui-même.
Dès lors, de l’intangibilité de l’espace-substance on peut  conclure à l’immuabilité et éternité des lois et constantes directement dérivées de ses propriétés. Nous sommes donc assurés d’une stabilité absolue et d’une présence éternelle d’un univers.

*Nous mettons (être-là) entre parenthèses pour indiquer que la substance de l’espace n’a pas le même statut d’existant que la matérialité individualisée

jeudi 28 mars 2019

40 - Un Univers éternel n'a pas d'âge


  Compte rendu d’observations :

Des galaxies « cachées » responsables de 80% du fond de rayonnement diffus infrarouge remplissant le ciel viennent d’être identifiées, grâce à une nouvelle méthode indirecte d’analyse des données du satellite Spitzer de la NASA.
L’Univers baigne dans un rayonnement diffus composé de photons radios et infrarouges. Le rayonnement radio, appelé rayonnement fossile, est très intense et a été produit aux époques les plus anciennes de l’histoire de l’Univers. Le rayonnement infrarouge, ou fond diffus extragalactique, a quant à lui pour origine la lumière émise par les galaxies depuis leur formation. Il a été découvert il y a 10 ans grâce au satellite COBE (NASA) par une équipe de l’IAS menée par Jean-Loup Puget. Mais ce rayonnement diffus provient de galaxies dont la plupart  restaient invisibles aux télescopes. La quête de ces galaxies « cachées » s’est donc engagée, dans l’espoir d’améliorer les connaissances sur les processus physiques aboutissant à la formation et à l’évolution des galaxies.
Des chercheurs de l’Institut d’Astrophysique Spatiale (CNRS – Université Paris Sud) et de l’Université d’Arizona viennent d’obtenir, grâce au photomètre multi bande MIPS du satellite Spitzer de la NASA, les images parmi les plus profondes jamais prises dans l’infrarouge, principalement aux longueurs d’ondes de 24 microns et dans l’infrarouge lointain, à 70 et 160 microns. Grâce aux images à 24 microns, l’équipe a identifié près de 20 000 galaxies, dont certaines de flux apparents très faibles, et donc potentiellement très lointaines. En revanche, presque aucune galaxie n’était détectée sur les images dans l’infrarouge lointain. Or c’est dans ce domaine que les chercheurs pensaient trouver le rayonnement diffus infrarouge le plus intense.
Les chercheurs ont décidé d’additionner sur les ordinateurs de l’IAS les images de plusieurs centaines à  plusieurs milliers de galaxies détectées à 24 microns, afin d’obtenir des sources lumineuses beaucoup plus intenses que le rayonnement individuel de chacune des galaxies. L’équipe a répété cet empilement mais dans l’infrarouge lointain, où les galaxies sont invisibles individuellement. Les mêmes sources y ont été détectées, et constituent la signature recherchée dans l’infrarouge lointain des galaxies « cachées ».
L’analyse précise des images finales a révélé que ces galaxies sont très puissantes. En comptabilisant toute leur énergie, H. Dole et son équipe ont montré qu’elles sont responsables de 80% du fond diffus infrarouge. L’étude a aussi montré que la majorité de ces galaxies sont « à flambée de formation d’étoile » : contrairement à notre Voie Lactée qui forme peu d’étoiles en moyenne, ces galaxies forment, dans des épisodes violents, plusieurs dizaines de masses solaires d’étoiles par an. Il incombera aux prochains satellites astronomiques de trouver les galaxies qui composent les 20% restants, et qui seront peut-être les galaxies primordiales tant recherchées par les scientifiques.

Commentaires :

Ces observations confirment notre thèse d'un univers éternel puisque le rayonnement infrarouge ou fond diffus extragalactique est également perceptible dans le très lointain signalant la présence de galaxies nées bien avant l’âge supposé de l’univers et situées bien après la distance de 13.7 al. L’univers est donc bien plus âgé que ne le prétendent les partisans du big-bang. Et il serait bien plutôt éternel et n'aurait ni lieu ni temps de naissance.







mardi 26 mars 2019

39 - Modalités de la gravitation universelle



Nous avons défendu la thèse que la force de gravitation n'a pu jouer dès l'origine entre deux astres. Il faut en effet qu'un astre soit animé d'une vitesse de fuite centrifuge qu'il conserve pour pouvoir résister à l'attraction centripète et qu'il puisse en égalisant les deux forces entamer sa rotation gravitationnelle. Cette force dite "centrifuge" est acquise à l'origine par l'éloignement des astres qui sont nés dans le même temps et sur le même plan.

 Rapport d’observations : éloignement des étoiles naissantes

Dans les amas ouverts comportant quelques centaines d’étoiles toutes jeunes et situés sur le même plan galactique on remarque des étoiles chaudes (pop I) et souvent variables (T Tauri), dynamiquement instables, qui s’éloignent à 12 Km/s de leur centre commun. Les étoiles jeunes des systèmes d’association sont en train de se disperser comme le montre la mesure de leurs vitesses radiales, ce qui n’est pas le cas pour les amas globulaires, comportant de vieilles étoiles, dont le mouvement est gouverné cette fois par les principes de la gravitation.
Dans la constellation d’Orion, trois étoiles jeunes de type O, B, s’éloignent d’un point unique. Deux de ces étoiles AE Aurigae et µ Colombae ont pris des directions de fuite diamétralement opposées.

Commentaires :

La théorie de la genèse par effondrement est toute entière gouvernée par la loi de la gravitation. Ici, elle ne semble absolument pas jouer puisqu’au contraire les étoiles jeunes s’éloignent alors même qu’elles n’ont pas fini leur phase de contraction. La théorie standard est donc incapable d’expliquer ce phénomène parfaitement intégré dans la nouvelle théorie. Dès l’origine en effet, les étoiles produisent et éjectent en abondance de la matière et c’est ce phénomène répulsif qui est à l’origine de leur éloignement réciproque (avec leur rotation propre).
La tendance générale dans un système d’étoiles est le développement de la force d’attraction et le rapprochement des astres à mesure que les corps se refroidissent. On devrait donc observer un rapport entre la distance et la catégorie spectrale : plus un système est jeune, plus la distance moyenne serait grande et inversement. Par exemple 51 Peg est une étoile plus vieille que le soleil et de température de 1300°. Elle est couplée à un astre très proche d’une période orbitale de 4 jours et de masse égale à une demi-masse jovienne. De même, de nombreuses exoplanètes, naines brunes de masse inférieure pour la plupart à 10 masses joviennes ont été observées à des distances anormalement proche de leur étoile centrale.
Ainsi, dans une phase initiale de croissance, les astres jeunes tendent à s’éloigner pour acquérir ainsi l’énergie cinétique nécessaire pour ensuite résister à l’attraction gravitationnelle qui va les rapprocher. Il s’agit d’un mécanisme simple d’acquisition par chaque astre d’un mouvement propulsif autonome en parfaite adéquation avec les observations.