mardi 25 février 2020

72 - DE LA PREMATIERE A LA MATIERE


Nous défendons ici la thèse selon laquelle l’espace est « fait » d’une substance nommée prématière dont toute matière est issue. Si toute matière est un changement d’état  de la prématière (et y retourne), cela implique qu’il ne saurait y avoir eu un big bang créateur de toute la matérialité universelle mais qu’il est possible d’en créer en tous lieux et instants. Il a fallu en tirer la conclusion suivante : la genèse des astres ne s’effectue pas selon la procédure de l’effondrement gravitationnel d’un nuage de matière préexistant, mais l’étoile fabrique elle-même ses éléments en les extrayant de la prématière par changement d’état prématière>matière.

Mais cela suppose un évènement  déclencheur du processus de création cumulatif des éléments qui ne peut être qu’une onde de choc d’une violence et puissance extrêmes, une brisure qui se produirait au sein même de la substance de l’espace. Ce qui n’était qu’une hypothèse est en passe de devenir réalité puisque les travaux théoriques aussi bien qu’expérimentaux laissent envisager la création de matière par « claquage du vide ».
L’article ci-dessous nous précise que des recherches sont en cours dans cette direction au LIE (Extreme Light Infrastructure) en République Tchèque. Si les résultats des expériences confirmaient nos hypothèses théoriques, ses conséquences dans notre conception philosophique de l'univers seraient d'une très grande importance. 
Cela signifierait qu'il n'y a pas deux modes de fabrication des éléments ( lors du big bang puis  nucléosynthèse par les étoiles) mais un seul, par ébranlement de la substance de l'espace.

L’ARTICLE

La théorie quantique des champs prévoit que si l'on applique un champ - par exemple électrique - suffisamment intense à cet état de "vide", il se produit un ensemble de créations spontanées de paires de particules - antiparticules. Or pour atteindre ce résultat, les calculs montrent qu'il faut un champ électrique de l'ordre du trillon de volts par  mètre - là où les éclairs les plus puissants atteignent environ 200.000 volts par mètre. Mais deux installations en construction doivent permettre d'atteindre de telles valeurs - même si ce n'est que dans un petit espace et pour une courte période temporelle: il s'agit du laser à rayons X XFEL, localisé à Hambourg en Allemagne, et l'Extreme Light Infrastructure, situé en République Tchèque. Tous deux sont prévus pour entrer en service en 2015. Les expériences menées dans ces infrastructures permettront a priori de créer des paires d'électrons et de positrons (antiélectrons), dont les caractéristiques sont prédites par les calculs des physiciens.

Les premières études théoriques de ce phénomène de création spontanée relèvent d'un physicien autrichien, Fritz Sauter, en 1931. Mais c'est l'Américain Julian Schwinger qui a pu en premier décrire élégamment ce phénomène dans les années 1950.
ELI (Extreme Light Infrastructure) va concentrer une grande quantité d'énergie lumineuse dans une échelle de temps la plus courte possible (des femto-secondes, 1/1015 d'une seconde) et dans un espace le plus petit possible (de l'ordre du micron = 10-6 m) pour obtenir une puissance de lumière jamais obtenue sur Terre (200 PW, puissances équivalentes à 100 000 fois la puissance produite par toutes les installations fournissant de l'électricité sur Terre).
Il sera un outil exceptionnel pour l'étude fondamentale de l'interaction laser matière à un niveau d'intensité jamais égalé. Les intensités seraient telles qu'elles pourraient faire bouillir le vide pour créer des particules fondamentales.

lundi 24 février 2020

71- LE DISCOURS PERFOMATIF DE L'ASTROGENESE


Observations

Une équipe française appartenant à plusieurs laboratoires associés au CNRS(1) vient d'observer un nuage interstellaire. Leurs modèles montrent que la température dans la zone centrale descend jusqu'à 7 K et que toutes les conditions sont réunies pour que ce cœur conduise à la formation d'une étoile. L'étude des nuages interstellaires est très importante car ils constituent le lieu privilégié de formation des étoiles par effondrement sur eux-mêmes. Constitués de gaz, ils possèdent également de grandes quantités de poussière qui nous masque le rayonnement provenant des parties centrales. Or ces parties centrales sont les berceaux d'étoiles. 

Comprendre la formation stellaire, c'est comprendre la physique régnant dans ces cœurs denses de matière. Pour les étudier, il nécessaire d'analyser le rayonnement émis par certaines molécules dans le domaine des ondes radios millimétriques. Il s'est avéré que les molécules les plus abondantes comme le monoxyde de carbone (CO) ou l'eau (H2O), n'étaient pas de bons traceurs pour étudier le cœur de ces nuages. La température en leur sein est très basse, inférieure à 20 K, et CO et H2O vont se transformer en glace et se coller aux grains de poussière.
 
Il existe un cœur pré stellaire au centre du nuage dont la température au centre est extrêmement basse, d'environ 7 K (-266°). Dans ces conditions extrêmes de température, et loin à l'intérieur du nuage, même les molécules azotées disparaissent de la phase gazeuse, ce qui signifie qu'elles viennent se coller sur les grains, ainsi que leurs molécules mères comme N2. Dans cette zone extrêmement froide, où la turbulence disparaît également, toutes les conditions semblent réunies pour que l'effondrement commence et mène à la formation d'une étoile.

COMMENTAIRES

"Toutes les conditions semblent réunies pour que l'effondrement commence et mène à la formation d'une étoile." Nous nommerons cela un discours performatif qui fait advenir l'évènement par le seul fait d'en prononcer l'énoncé.
Et en effet, l'analyse s'arrête au moment crucial, lorsqu'il s'agit de savoir comment on passe de 7K à plusieurs millions, température nécessaire pour que commence la fusion nucléaire. Aucun mouvement de rotation de ce gaz n'est observé (pas de turbulence!) et, si on en croit la théorie cinétique des gaz, plus ceux-ci sont denses, plus ils sont froids puisque l'agitation thermique est réduite, la chaleur s'évacuant par convection. 

A chaque fois que fut observé un cœur chaud, l'étoile était déjà allumée: aucune observation ne montre le passage d'un nuage dense à 7K au début de la fusion nucléaire. Ce modèle de l'effondrement gravitationnel DE FAIT n'est corroboré par aucune observation vérifiable ! Pourtant il commande toute l’astrophysique actuelle de la genèse et de l’évolution des étoiles : une masse de gaz se concentre et s’effondre pour donner naissance aux étoiles.  Dés lors, sommes nous obligés de croire  que : « , toutes les conditions semblent réunies pour que l'effondrement commence et mène à la formation d'une étoile » ? Cette croyance n’est-elle pas obligée par le modèle de l’effondrement qui implique que cela doit se passer comme cela ? 
Ne peut-on pas imaginer que la création stellaire emprunte d’autres voies que celles couramment admises  comme nous le suggérons ?


vendredi 21 février 2020

70 - Pulsar : jeune ou vieil astre ?

Compte rendu d’observations
Les pulsars donnent du fil à retordre aux scientifiques : ils ont du mal à les cadrer avec la théorie. En effet, on devrait en principe en trouver un au milieu de chaque nébuleuse, résidu de supernova. Or, ce n’est pas souvent le cas. La plupart du temps, le centre des restes d’étoiles dispersés demeurent vides. Il arrive parfois que le pulsar soit décentré, soit dans la nébuleuse même ou à l’extérieur, voire même vagabond. L’écart entre le nombre de nébuleuses répertoriées et le nombre de pulsars est important,

On peut toutefois en conclure que l’étude des pulsars démontre avec éloquence le fossé qui se creuse entre la théorie et la réalité. Le pulsar est un phénomène somme toute assez mal connu, et les modèles théoriques n’ont pas la prétention de répondre à toutes les questions que soulèvent les observations.
A force de recherches, les astronomes ont découvert au fil des ans des pulsars de périodes de plus en plus courtes, tournant donc de plus en plus vite. Ces découvertes permirent d’établir de nouveaux modèles théoriques et surtout de valider définitivement l’existence des étoiles à neutrons, puisque seuls des astres aussi denses que ces dernières pourraient supporter une rotation aussi élevée
Il existe d’autres types de pulsars, plus rares. Les pulsars X, découvert en 1970, ne sont pas liés à l’explosion d’une étoile. Le flux énergétique émis est limité aux rayons X et surtout, il n’est pas explicable par le modèle standard. On en dénombre une centaine, agencée en systèmes multiples, l’interaction avec un compagnon massif pouvant expliquer un tel processus physique. Il s’agirait en fait de pulsars binaires accouplés à une étoile géante ou bien à un trou noir. La luminosité extrême varie entre 200 et 50 000 fois celle du Soleil, la température de leur disque d’accrétion pouvant atteindre les quelques 10 millions de degrés !! Ce qui expliquerait l’origine du rayonnement non thermique. Mais ce modèle de s’applique pas aux pulsars les plus véloces, tournant sur eux-mêmes en une fraction de seconde.
Il existe enfin un type très particulier de pulsars, dits pulsars gamma. Extrêmement rares, ces sources sont tout aussi énigmatiques que les pulsars X. Le rayonnement émis, de très haute énergie, pourrait être engendré par un mécanisme d’
accrétion accélérant le plasma, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment chaud. Ce sont eux qui à priori, sont responsables des sursauts gamma, du moins d’une partie de ceux-ci, ces explosions les plus violentes que connaisse l’Univers actuel.
On pense que les deux types de pulsars X et Gamma sont des variétés d’une seule et même famille sous l’emprise de corps encore plus massifs qu’eux, donc de trous noirs.
GRO-Compton (Gamma Ray Observatory) a été lancé en 1991 par la NASA, et a détecté 400 nouvelles sources gamma et a recensé 2600 sursauts gamma. Ces rayons gamma sont très précieux car il semble que le faisceau émis par le pulsar soit bien plus large que le faisceau d’onde radio ; en effet, les pics mesurés en gamma s’étalent sur une grande partie de la rotation complète du pulsar, alors qu’il est très bref en ondes radio.
Futura-Sciences  

Commentaires: 
L’idée selon laquelle un pulsar résulte de l'effondrement d'une étoile et de son explosion engendrant une naine blanche est ici réfutée par l'expérience puisque on observe de nombreux pulsars sans nébuleuse. Le moment cinétique hyper rapide observé serait dû à la conservation du moment cinétique d'une géante rouge effondrée. Mais point de preuve des reliquats de cet évènement. Reste à démontrer que cette "théorie du patineur" s'applique bien et permet d'atteindre ces vitesses inouïes de rotation à partir d'un astre vieillissant (une géante rouge) à faible vitesse de rotation. On garde cependant  dans la théorie l'étoile à neutrons comme constitutive du pulsar puisqu'il est impossible d'imaginer dans le cadre actuel un objet aussi dense que le pulsar. Cette théorie d’une étoile composée uniquement de neutrons est un pur produit des constructions mathématiques puisque, jusqu’à preuve du contraire, il parait impossible de faire coller ensemble durablement deux neutrons lesquels, jusqu’à preuve du contraire, sont des particules en train de se décomposer en protons. Trous noirs, étoiles à neutrons, explosions d’étoiles sont les trois tartes à la crème utilisées pour badigeonner un grand nombre de phénomènes observés. Un objet aussi extrême et dynamique qu’un pulsar est ainsi rangé dans la catégorie des astres vieillissants et en fin de vie. Ne pourrait-on pas plutôt suggérer que c’est la théorie qui semble vieillissante et en fin de vie ?
Tout au contraire, nous pensons et démontrons que le pulsar est l'embryon d'une étoile composé d'un plasma  très dense qui tourne à très grande vitesse en émettant des matériaux de sa propre fabrication puisés dans  la substance de l'espace.


mardi 18 février 2020

69 - BING BANG ET BIG FLOP


L’ARTICLE

Un  problème surgit pour la formation des premières étoiles, celles dite de population III, pendant les Ages Sombres au cours des premiers millions d’années de l’histoire du cosmos observable.
En effet, la nucléosynthèse primordiale n’a pas produit les éléments lourds que sont le carbone et l’oxygène que l’on trouve dans les poussières et les molécules CO. Or, comme on vient de le voir, sans eux, pas d’étoiles. Pourtant, ces éléments ne seront synthétisés que plus tard, précisément dans les étoiles massives. On est donc confronté au dilemme de l’œuf et de la poule.
Il existe pourtant au moins une solution, proposée dès 1967 dans un article de Nature par Saslaw et Zipoy. Elle fait intervenir une autre molécule dont on sait qu’elle joue aussi le rôle d’un radiateur lors de la formation stellaire, la molécule H2. L’incertitude porte sur la quantité de molécules d’hydrogène qui pouvait apparaître à cette époque. De nos jours, ce n’est pas elle qui joue un rôle central pour le refroidissement d’une proto-étoile.
La réaction qui produit H2 dans un nuage moléculaire semble simple :
H- + H → H2 + électron
Mais les tentatives de modélisation théorique basées sur la mécanique quantique se sont trouvées être étonnamment plus difficiles qu’on ne pouvait l’imaginer. Or, la connaissance du taux de production de la molécule en fonction des conditions régnant dans un nuage de gaz est capitale pour prédire si une étoile peut se former ou non, et si oui, quelles sont les masses possibles de ces étoiles.
Si l’on veut donc comprendre comment les premières étoiles et les premières galaxies sont apparues et ont évolué tôt dans l’histoire de l’Univers observable, il s’agit d’un verrou à faire sauter pour ouvrir la porte à une compréhension de ces processus cosmogoniques fondamentaux.
Daniel Wolf Savin, du laboratoire d’astrophysique de l’Université Colombia a décidé, avec ses collègues, de prendre le problème à bras le corps en reproduisant les conditions régnant dans un nuage moléculaire et en mesurant les caractéristiques de la réaction créatrice d’hydrogène moléculaire. Ils sont parvenus à leurs fins et ont publié un article dans Science exposant leurs résultats. On peut donc dès à présent ajouter des informations supplémentaires dans les simulations de la naissance des premières étoiles.

COMMENTAIRES

C’est une méchante épine dans le pied de la cosmophysique du big bang que ce dilemme de la poule et de l’œuf selon lequel « Il faut des éléments lourds pour faire des étoiles
et des étoiles pour faire des éléments lourds
«  Cette théorie ne prévoyant à l’origine que la fabrication des éléments légers (H,He), il a fallu imaginer que les étoiles les fabriquent en leur sein puis qu’elles explosent pour alimenter les nouveaux astres. Mais quid des toutes premières étoiles qui se trouvèrent devant un frigidaire vide de tout aliment ? Si on veut sauver le modèle, il faut rabouter d’urgence une procédure en passant par la molécule H2, ce qui ne semble guère aisé.
Nous avons proposé ici un modèle alternatif qui intègre parfaitement ces « anomalies » puisque nous postulons que toutes les étoiles et même les planètes fabriquent TOUS leurs éléments à partir d’une substance qui est celle de la prématière composant l’espace.
Ce qui est fascinant dans l’affaire, c’est que le modèle du big bang et son corollaire la théorie de genèse des étoiles par effondrement gravitationnel, prend eau de toutes parts. Mais il s’agit du schéma dominant adoubé par la communauté scientifique quasi unanime. Sa remise en cause ferait l’effet d’un séisme d’une magnitude inégalée dans les sciences : un bing flop.

lundi 17 février 2020

68 - 26 SIECLES APRES PARMENIDE

26 siècles après Parménide il devient possible de relier physique et métaphysique et de donner un support « prématériel » à l’Etre suprême considéré comme la première des causes.
Selon Parménide en effet, «  l’Etre est sans cause mais à l’origine de toutes les causes ; Il n’a pas de commencement et ne peut avoir de fin puisque cela supposerait que la cause pouvant le détruire existât déjà. Il est non créé puisque cela supposerait qu’il y aurait une cause antérieure pour son émergence. Il est éternel puisqu’on ne peut imaginer un avant de l’Etre ni dire qu’il existera dans un futur. Il Est lui-même dans un perpétuel présent. Il ne saurait entrer dans le temps de l’histoire puisque cela supposerait qu’il soit soumis au changement. S’il changeait en effet, cela indiquerait que dans le passé il était différent du présent ou qu’il a pu ne pas être en un certain temps. Sa composition et structure ne peuvent d’ailleurs pas se modifier puisqu’il est totalement homogène, sans discontinuité possible. Aucune fragmentation n’est envisageable puisque cela serait y introduire également de l’être. »
Toutes ces propriétés de l’Etre traduisent très exactement celles de la substance de l’espace :
L’espace et sa substance est sans cause mais à l’origine de toutes les causes ; Elle n’a pas eu de commencement lors d’une création et ne peut avoir de fin puisque cela supposerait que la cause pouvant la faire disparaître lui soit extérieure. Elle est non créée puisque cela supposerait qu’il y ait eu une cause antérieure pour son émergence. Elle est éternelle puisqu’on ne peut imaginer un avant de  la substance de l’espace ni dire qu’elle existera dans un futur. Elle est dans un perpétuel présent. Elle ne saurait entrer dans le temps de l’histoire puisque cela supposerait qu’elle soit soumise au changement. Si elle changeait en effet, cela indiquerait que dans le passé elle était différente du présent ou qu’elle a pu ne pas être en un certain temps. Sa composition et structure ne peuvent d’ailleurs pas se modifier puisqu’elle est totalement homogène, sans discontinuité possible. Aucune fragmentation n’est envisageable puisqu’elle est absolument continue. En tant que telle elle est immuable mais elle peut être mise en mouvement sous forme d’ondes ou changer d’état pour engendrer la matière.
Ainsi, l’Etre doit être conçu à la fois comme principe permanent de création continue et qui demeure présent comme substance dans chaque particule, dans chaque corps de matière. L’Etre, en tant que présence de la totalité des composés de l’univers (Substance de l’espace, rayonnements et matière) est le principe suprême en l’absence duquel aucun existant ne serait : le non être est pur néant, l’absence radical d’univers. En effet, dans un univers éternel et plein on ne peut concevoir de vide qui serait le « lieu » du non-être.
Cette dernière thèse rend parfaitement caduque la théorie de naissance de l’univers à partir du Rien comme l’envisagent les théoriciens du big bang et avec eux les livres, revues, journaux  et la grande masse du public qu’ils influencent.
L’Etre est présence en lui-même et à lui-même de l’Univers qui assure l’être-là permanent de l’Univers. L’Etre et le « là de l’Etre » ne sauraient être dissociés puisque l’espace est le lieu ou se substantialise l’Etre a-temporel éternel et incréé qui maintient la présence du monde